Cuisson raku

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LE RAKU

Définition:

Le raku est une technique japonaise d’origine coréenne. Utilisée à partir du XVIème siècle elle est liée à la cérémonie du thé et donc à la philosophie zen. Importée en 1940 en Europe par le céramiste anglais Bernard Leach, la technique n’est simple qu’en apparence.

Un mode de cuisson différent :

Après une première cuisson, les pièces sont émaillées.

Dans une cuisson « ordinaire» :

–       les poteries émaillées sont enfournées à froid

–       la température du four monte lentement pour atteindre la température finale (entre 1000 et 1400°).

–       La cuisson peut durer de 8 à 24 heures (voire plus).

–       Lorsque le four a atteint sa température il est éteint et mis à refroidir jusqu’à permettre son déchargement à mains nues ou avec des gants. Le cycle de refroidissement peut durer entre 12 et 24 heures.

Dans une cuisson Raku :

Le mode de cuisson est assez brutal. La technique, à basse température, cherche à tirer parti d’une succession de chocs thermiques :

–       La  pièce émaillée est enfournée  à four chaud.

–       La cuisson est menée à un rythme très rapide : la température finale (autour de 900°C) est atteinte en 15  minutes environ.

–       à cette température, la pièce en fusion est sortie du four à l’aide d’une longue pince métallique ; elle est incandescente, mais on devine les couches d’émaux par leurs dégradés d’oranges et de rouges.

–        on la refroidit brusquement par des processus divers : à l’eau, à l’air, dans du sable…

–       puis on enfume la pièce dans la sciure ou le papier. Le contact avec la matière combustible provoque immédiatement des flammes, ce qui ajoute à l’esthétique de la technique elle-même. Les parties non émaillées prendront des teintes allant du gris clair au noir profond selon le degré d’enfumage.

–       Après refroidissement les pièces sont nettoyées avec un produit abrasif pour enlever tous les résidus de suie et de cendre.

Les chocs thermiques sont donc très importants et au moindre défaut gare à la casse !

Les effets :

L’émail va prendre des teintes différentes selon son état final :

–           réduit suite à un refroidissement en absence d’oxygène, il métallise et prend des reflets dorés ou argentés…

–           avec un refroidissement en présence d’oxygène, la pièce s’oxyde et prend des couleurs qui peuvent être à l’opposé de sa couleur de réduction.

Entre les deux états, il existe souvent toute une gamme de couleurs intermédiaires.

Les couleurs et craquelures (caractéristiques du raku) d’une même pièce peuvent être contrôlées en provoquant des réductions locales (par ajout de copeaux de sciure, par exemple) ou des oxydations partielles. Malgré tout, on n’est jamais à l’abri de surprises (bonnes ou mauvaises), et l’aspect aléatoire du raku ajoute beaucoup à son charme !

Par les effets spéciaux de la cuisson RAKU les pièces sont UNIQUES.

TERRE à RAKU

Une argile pour Raku nécessite de contenir un peu de terre réfractaire ou des matériaux réfractaires équivalents pour pouvoir supporter les chocs thermiques brutaux qu’on lui fait subir. Elle est donc chargée avec une chamotte plus ou moins grosse ce qui rend son lissage délicat.

On joue aussi avec cet effet de matière.

LE RAKU, UNE POTERIE DECORATIVE

La vaisselle Raku est fragile, poreuse et généralement impropre à l’usage courant. A moins d’être traitées à froid après cuisson avec des matériaux comme des vernis polyuréthanes ou acryliques ou avec des huiles de toutes sortes, les pièces laisseront fuir l’eau et se teinteront des divers aliments qu’on y dépose.

Considérez le Raku comme décoratif. Et surtout, rentrez-le l’hiver car exposées au gel les pièces éclateront !